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 maybe tonight i'll call you after my blood turns into alcohol (rais)

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« Si ta nature est de feu, c'est la loi, tu brûleras »
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Sujet: maybe tonight i'll call you after my blood turns into alcohol (rais)   Lun 16 Nov - 15:56

T’observes les immeubles défiler à travers la vitre, trop morte pour conduire t’as chopé un taxi la clope à la bouche, il t’a réclamé de l’éteindre, t'as eu l’envie folle de le faire sur ses mains disgracieuses scotchées au volant mais t’as refréné tes pulsions agressives parce que rentrer à pieds te faisait chier, clairement. Tu regardes ton portable et fais défiler du bout de l'index les derniers messages auxquels tu n'as pas répondu. Volontairement. Par simple vice parce que t'as décidé cette nuit d'être d'une humeur exécrable, parce que t'as l'impression d'être vide de toute sensation. Tu te sens comme un fantôme fumant tranquillement une clope adossée à sa pierre tombale, sauf que t'es vivante. Dix-mille pensées fourmilles dans ta tête à peine lucide, pensées du passé, interrogations inutiles sur un mariage déjà terminé. Peut-être que l'amour est l'affaire des pauvres, que les riches ont tellement d'autres choses qu'ils n'ont pas besoin d'aimer? Dans ce cas, les pauvres ne sont-ils pas plus heureux? Toutes ces questions sont trop compliquées pour le moment. Tu ne sais plus ou tu en es. Tu te mets alors à farfouiller dans ton sac à la recherche d’une aspirine ou de n’importe quel cachet qui pourrait améliorer ton état mais c’est vain, tu le sais, Rais le devinera et même ce putain de chauffeur de taxi a l’air de s’en rendre compte. Il te fixe de façon suspicieuse à travers le rétroviseur comme si t’avais l’intention de lui braquer une arme dessus, attendant le moindre geste déplacé ou dangereux de ta part. Il a cet air de dédain qui t'insupporte, constatant et déduisant que  t’es une de ces sales gosses de riches en quête d'expérience, complètement saoule, inconsciente qui injustement à tout pour réussir et qui de la même façon se fout en l’air pour le fun, pour du vent, pour de l’attention. T’aimes pas les types comme lui, plein de gens en fait, t’aimes pas beaucoup de monde mais t’as tes raisons. Et qu’est-ce que ça peut leur foutre au fond ? Tu hausses les épaules à leurs jugements. T'en viens à penser que le cerveau et le cœur sont des organes passés de mode. T’espères pour les générations à venir, qu’ils s’en débarrasseront comme d'une pilosité superflue. Tant pis si tu compte atteindre le poids d'une ombre en te laissant crever de faim grâce à l’alcool, liqueur du désespoir. T'espère qu'il liquidera chez toi autant de neurones que de graisse. Tu seras en très mauvaise santé, abominablement frustrée et complètement abrutie. Tu seras esthétique et impitoyable. T’as les yeux vitreux et on prend ça pour du mystère. Tu n'as pas à rougir de tes élans envers les autres comme d'une maladie honteuse puisque tu n’as plus la force, ni la faculté d'en éprouver. T’es un objet de désir. Le néant dans une écosse magnifique. En somme t’es pas plus à plaindre qu’une autre, qu’elles toutes qui ne valent pas mieux que toi. T'aimes cette apparence ectoplasmique.

Le véhicule se stoppe enfin, t’arrives à bon port. Tu manques de vomir. Tu te retiens. Et puis tu sors en laissant un billet, pour la course et te dépêches de fuir l'habitacle avant de te prendre une remarque de sa part. Tu t’arrêtes devant la porte de l’immeuble, tu te rappelles plus du code, tu plisses alors les yeux comme si ça pouvait t’aider à te souvenir, y voir plus clair pour faire le vide. Ou pas. Aucune chance qu’un voisin apparaisse à cette heure tardive, tu t’impatientes, tu tapes du pied, te résous à envoyer un sms à 4h du mat à ton frère qu’il te rappelle son code et par chance la mémoire te revient avant même qu’il ne réponde. Un bruit sourd. La porte s’ouvre, tu t’engouffres et te cales dans l’ascenseur. Son appart te paraît alors à des kilomètres, traverser le hall, attendre que cette foutue boîte en fer te monte à ton étage privé, en ressortir. T’es d’une lenteur affligeante ou alors tout tourne au ralentit. Les lumières sont éteintes et tu prends pas la peine de les rallumer connaissant les lieux par cœur, tu jettes ton manteau sur le canapé ainsi que ton sac, tes clopes, tout ton bordel est éparpillé dans le gigantesque séjour. Tes jambes parviennent à te porter jusqu'au sordide salon. Sordide à tes yeux parce qu'il transpire l’extravagance, il est à ton image. Superbe, décoré avec goût, emmitouflé dans le fric mais froid, délaissé, sans vie. Seul le feu crépite dans la cheminée. Tu te laisses tomber mollement sur le canapé. Que tu rates. Évidement. Trop saoule pour viser juste. Tu tombes aussi bas que ton fessier qui cogne durement sur le sol mais ne t'arrache aucun son. Même pas un petit « aïe » de rien du tout. T'en est réduite à ne plus rien ressentir. Même pas la douleur. T'es vide et le pire c'est que tu t'en réjouie. Ton regard se perd sur les flammes qui dansent devant toi. Si tu mettais ta main dedans peut-être que tu ne le sentirais même pas. Lentement tu t'approches du feu pour y allumer une nouvelle cigarette. Tu la porte à tes lèvres répandant la fumée tout autour de toi quand déjà une autre envie enivrante t'envahit, celle d’aller voir Rais. Tu déambules à travers le couloir, perchée sur tes talons hauts t’observes les portes défiler les unes après les autres jusqu'à celle de sa chambre.

Il est là, paisiblement allongé dans son lit. Peut-être pas si paisiblement que ça parce que t'as remarqué dernièrement que ton frère avait le sommeil agité. Il semble préoccupé et tu sais que les affaires de famille ne sont pas sa seule source d'angoisse. Doucement tu te poses sur son lit à ses côtés, tes doigts effleurent le cash, ce serait si facile. Tellement facile. De savoir. Mais qu'est-ce que cela t'apporterait au fond ? Peur ? Culpabilité ? La vérité c'est que tu ne veux pas savoir. Devoir admettre que les promesses d'enfants s'estompent avec le temps. C'est comme si vous vous étiez fait un serment muet avec Rais : ne tomber amoureux de personne. Ne pas se donner puisque vous vous appartenez déjà. T'as pas besoin d'âme-soeur, puisque tu l'as lui. C'est en tout cas ainsi que t'as toujours pensé. Mais Rais... peut-être que lui il en a besoin. Peut-être que lui a envie de savoir. A cette simple pensée ton cœur se soulève et ta main s'éloigne de son poignet.  « Debout la belle au bois-dormant ! » Chuchotes-tu à son oreille avant de venir sautiller sur son lit comme la gamine bourrée que tu es.  « Tu travailles trop Maël. Tu te couches tôt.. T'as une vie de vieux. » Te laissant tomber sur les draps t'ajoutes  « Tu viens sur le toît ? » Vieille habitude que vous vous traînez depuis votre enfance, à chaque dispute avec votre paternel tu te réfugiais sur le toit de l'immeuble où seul ton jumeau savait te trouver. Vous avez grandi, à l'adolescence vous y alliez avec vos amis et une bouteille de rhum. Aujourd'hui tu te raccroches aux souvenirs d'un lien qui s'effrite sans que tu ne t'en rendes réellement compte, sans que tu ne saches à quel point c'est douloureux.  

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The blackest day
It's not easy for me to talk about. A half-life in lost dreams. I'm not simple, it's trigonometry. It's hard to express. I can't explain. Because I'm going deeper and deeper. Harder and harder. Getting darker and darker. Looking for love. In all the wrong places, oh my god! ©️endlesslove.

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COMPTEUR EN MARCHE + just break the rules
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J'ai posé mes bagages en ville le : 13/11/2015 et depuis j'ai pris l'avion : 173 fois ce qui m'a fait gagner : -3 Sinon vous avez remarqué je ressemble à : Shiloh Fernandez
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Sujet: Re: maybe tonight i'll call you after my blood turns into alcohol (rais)   Lun 16 Nov - 18:10

Le réveil posé sur sa table de nuit affichait deux heures du matin quand Rais parvenu enfin à tomber péniblement dans les bras de morphée. Il peinait vraiment à s'endormir, lui qui aurait put s'endormir debout fut un temps qui lui semblait vraiment très, très, lointain à présent. Un temps révolu où il avait vraiment beaucoup moins de choses à penser. Ce soir, il avait battu des records de temps dans sa quête du sommeil. D'habitude, il mettait plusieurs heures, mais jamais à ce point. Il se réveillait la nuit et parfois il peinait vraiment beaucoup à se r'endormir, le souffle court entre deux cauchemars particulièrement angoissants et entêtants, mais au final, sa respiration finissait par s'apaiser et douloureusement, lentement, difficilement, il finissait par se calmer tant bien que mal entre deux angoisses nocturnes. Cette nuit là, l'angoisse n'avait pas voulu se dissiper. Il faut dire qu'il en avait appris une vraiment très bonne durant la matinée. A l'issu d'une conversation assez pénible avec son amie Apple, il avait dévoilé son compteur sous ses yeux et ceux de la jeune femme dans une tentative pour prouver à cette dernière qu'il se fichait éperdument de ce qu'affichait son compteur (ce qui était faux, c'était là la raison de son tourment). Et il avait été confronté à un nombre de chiffres atrocement réduit. Il avait déjà vu son compteur, à de très rares occasions et d'habitude, le nombre était suffisamment grand pour le rassurer, pour qu'il se détende et passe à autre chose car hé, c'est stupide de flipper pour une rencontre prévue pour dans dix ans. Mais là, ce matin là, le compteur avait affiché trois jours. TROIS JOURS. Deux à présent. C'était ridicule et pour Rais ça signifiait que son âme soeur était en ville. Alors pouvait-il continuer à dissimuler son compteur à présent ? Avait-il seulement le choix ? Bien sûr que oui. Il l'avait toujours eut et il avait remis une prothèse après avoir fait cette découverte qui lui avait coupé le souffle. Il avait encore une fois fait disparaître le compteur sous la peau artificielle savamment étudiée et conçue par son entreprise, ce bébé dont il était tellement fier.  Il avait décidé de feindre que ce n'était pas si grave d'avoir vu ce nombre. Il avait feint qu'il pouvait gérer, même s'il était tout bonnement évident qu'il n'en menait pas large. Il flippait et il ne parvenait pas à penser à autre chose. Il avait passé toute la journée avec le regard dans le vide, perdu dans ses pensées. Il avait limite flippé en se baladant dans les rues qu'il avait arpenté durant tant d'années, de peur de rencontrer quelqu'un qu'il ne voulait pas rencontrer. De peur de croiser la route de son âme soeur. De peur de forcer le destin sans le vouloir. Il avait passé la journée comme le pire des paranos et il détestait ça. Il s'était trouvé ridicule à outrance. Il avait eut envie de se filer des baffes toute la journée et ça n'avait pas été franchement mieux quand le moment était venu pour lui de se mettre au lit.

Il était fatigué. Fatigué par ses journées, fatigué par cette angoisse constante, ce poids sur ses épaules. Il était épuisé, vidé de son énergie et paradoxalement incapable de s'endormir, de se reposer. Il rêvait les yeux ouverts, son cerveau refusant obstinément de se mettre sur pause. Il se faisait des films alors qu'il crevait de chaud dans son lit. Son appartement pourtant très grand lui semblait trop étroit. Il avait le sentiment d'étouffer et sa prothèse pourtant confortable et parfaitement appliquée sur sa peau l'irritait. Au bout de plusieurs heures difficiles, allongé dans son lit sans parvenir à s'endormir, il finit enfin par atteindre son but, la fatigue prenant enfin le dessus sur son stress hors normes. Il céda à un sommeil plus ou moins agité, comme toujours depuis quelques temps. Enfin, au moins il dormait. Cela dura deux heures. « Debout la belle au bois-dormant ! » Une voix familière qui l'arrache à un sommeil si difficilement acquis. Et il grogne, il s'arrache à sa torpeur et il se sent mal tellement mal. Il est crevé. Et sa soeur saute sur son lit. Elle va finir par le tuer. « Tu travailles trop Maël. Tu te couches tôt.. T'as une vie de vieux. » Ouais... "Tôt". Rais fit volte face dans son lit et tâcha de s'assoir sur son matelas en baillant. Sa soeur se laissa tomber à côté de lui. Il fronça les sourcils en la regardant après s'être frotté les yeux. « Et toi, tu es bourrée. » Affirma-t-il d'une voix endormie, un peu pâteuse. « Tu viens sur le toît ? » Les toits, c'était leur truc à eux. Une vieille habitude qui persistait depuis des années. Une sorte d'échapatoire, un moyen de prendre de la hauteur, de la distance. Peut-être pas la meilleure idée du monde avec Khalisah bourrée (ce serait pas une première non plus) et un Rais endormi et déprimé, mais il avait pas le coeur à dire non à sa soeur, d'autant plus qu'il avait la sensation qu'il allait beaucoup la décevoir dans pas longtemps. « OK, laisses moi juste le temps de m'habiller sinon je vais attraper la mort » monter sur le toit d'un appartement à Paris en plein de mois novembre le tout en caleçon, c'était vraiment pas l'idée du siècle et s'il devait rencontrer son âme soeur, il ne voulait pas le faire avec un nez tout rouge, qui lui donnerait l'air d'un clown fatalement dépourvu de sens de l'humour. Rais sortit de son lit et se dirigea vers son dressing dans lequel il pris un bas de survêtement et un vieux sweart-shirt bien chaud aux couleurs de Columbia, sa vieille université. Une fois tout ça enfilé et une paire de chaussures aux pieds, il sortit avec sa soeur et ils grimpèrent ensemble sur le toit. Il faisait froid, mais il s'en foutait. Peut-être que la fraicheur allait réussir à lui éclaircir les idées, ou au moins à penser à autre chose. Il en doutait vachement néanmoins. Il sentait le poids de la culpabilité grandir, grandir, grandir, en lui. Il avait l'impression d'être sur le point de planter un coup de couteau dans le coeur de sa jumelle, la personne qu'il chérissait le plus en ce monde et c'était peut-être la pire sensation du monde. Mal en point, le coeur au bord des lèvres, il se retrouva donc sur le toit avec le sentiment de rivaliser avec les plus grands traitres de l'histoire. Sa culpabilité le rongeait si bien qu'il peinait un peu à la regarder dans les yeux. Il se força néanmoins pour ne pas éveiller ses soupçons de brunette bourrée, tout en croisant ses bras sur son torse. « La soirée a été bonne ? » Demanda-t'il en arquant un sourcil.

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there's a reason shooting stars are no longer deemed stars as soon as they kiss the earth, once you fall, you crash and burn. ✻✻ men are forged of iron. my body, it has bled and blazed and broken, and yet it beats on. i am iron. a little rusted, perhaps,
but still i endure.
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Sujet: Re: maybe tonight i'll call you after my blood turns into alcohol (rais)   Jeu 26 Nov - 18:53

Et la belle égoïste saute sur son lit. Et tu rebondis, tu ris, tu oublies. Ne pas penser, ne pas réfléchir, ne surtout pas se remettre en question. Ton frère lui est tout le contraire, il pense trop. Il pense pour deux. Puisqu'il est sensé être la moitié de ce duo qui commence à suffoquer. Si vous êtes des âmes-soeur alors tu es la partie maladroite et chiffonnée. L'âme-égoïste, l'âme-solitaire. Ce n'est pas que le réveiller après une dure journée. Ce n'est pas que le compteur. C'est votre père. C'est votre frère. C'est New-York. C'est ton mariage. C'est tout un tas de choses que tu lui imposes, que tu décides, que tu décrètes. Tu es celle qui suis ses envies et lui celui qui te suis toi. Tu ne le fais pas vraiment exprès, pas réellement. Peut-être t'a-t-il tout simplement mal habitué ? Ou peut-être était-ce écrit ainsi ? Dans une paire il y a toujours un morceau défectueux. Et si ton compteur ne traduisait pas ton statut d'anomalie amoureuse mais d'anomalie fraternelle ? Dans ton rôle de sœur tu n'as jamais été à l'aise, le costume est mal taillé les coutures prêtes à exploser. Rais a toujours colmaté comme il pouvait pour camoufler tes déraillements. Le cash ce n'est qu'une excuse, le début d'une longue liste de soucis plus profonds. Tu n'as jamais cru que cela pouvait être autrement, différent. Vous avez évolué ainsi, en supportant ces maux. Toi la méchante jumelle, lui le gentil jumeau. « Bravo Sherlock tu m'as percé à jour ! » Dis-tu en t'échouant à côté de lui, sirène de la nuit à l'haleine alcoolisé aux cocktails trop sucrés. Tes yeux se peignent d'une douce mélancolie mais tu continues de sourire pour cacher les tourments, les sentiments. « Je suis juste un peu pompette ! » C'est un euphémisme ! Lui adressant une mine boudeuse pour qu'il accède à ta requête elle s'illumine de nouveau lorsqu'il accepte en se dirigeant vers son dressing.  « Et alors ? C'est que t'aurais peur d'un gros vilain rhum ? » Un rire cristallin quitte ta gorge alors que tu quittes toi-même la chambre pour te faufiler jusqu'à la cuisine. Tu plaisantes mais tu n'as jamais été aussi sérieuse. Rais le protecteur, Rais le prudent, Rais qui planifie, qui prévoit qui réussit. C'est tout lui, toi tu es l'inconsciente qui noie son chagrin dans l'alcool, deux opposés qui se complètent tendrement.

T'attrapes une bouteille de champagne dans le frigo, deux coupes et tu montes en vitesse sur le toit. Tu te casses la figure à mi-chemin en ratant une marche et tu ne trouves rien de mieux à faire que rire à gorge déployée de ta bêtise, la liqueur dans ton sang t'enlèves non seulement toute trace de honte mais de douleur quelconque et c'est bien pour cela que tu l'as ingurgité. Pour Anesthésier.  « Meilleure que la tienne c'est certain ! » Affirmes-tu comme si tu avais la vérité dans la bouche tandis que tu fais sauter le bouchon de la bouteille, le liquide dégouline à moitié sur ta main avant que tu ne le verses méthodiquement dans les deux coupes, cela te demandant une concentration dont tu te trouves totalement dépourvue ce soir. Du coup t'en mets le trois-quart à côté et tu finis par lever ton calice de la déchéance pour trinquer avec lui à quatre heures du matin. De toute manière, s'il ne veut pas de son verre tu pourras le finir aisément.  « Trinquons à notre retour au bercail ! On ne l'a jamais fêté après tout... » Et pour cause qu'y aurait-il à fêter ? Vous êtes malheureux comme les pierres ici. Paris n'est plus aussi charmante qu'autrefois. Tout te paraît plus terne, comme si ton divorce, ta fille, les mensonges de ton frère que tu fais semblant de ne pas remarquer avaient retiré à ta ville toutes ses couleurs. Tu sens bien que malgré ce toit, malgré vos efforts, rien n'est comme avant. Quelque chose s'insinue et parasite et l'ennui c'est que t'as beau espéré que ce soit pour le mieux, t'es dans le noir. Quelque chose doit changer, à changé. Mais le changement tu n'aimes pas ça, ça te fait peur. Mais tu ne peux pas empêcher les chose de changer. Soit tu t’adaptes, soit tu restes en arrière. Ça fait mal de grandir, de changer. Si les gens disent le contraire c’est un mensonge. La vérité c’est que parfois plus les choses changent plus elles restent les mêmes. Et parfois, parfois le changement a du bon, parfois le changement est la clef, le changement est tout. Pourtant faut-il encore le vouloir. Trop souvent, ce qu’on désire le plus au monde, est justement ce que l’on ne peut pas avoir. Le désir peut vous briser le cœur, vous anéantir. Le désir peut faire de votre vie en enfer. C’est dur de vouloir quelque chose qu’on ne peut pas avoir. Mais ceux qui souffrent le plus, sont ceux qui ne savent pas ce qu’ils veulent. Toi tu fais partie de ceux-là, ces grands points d'interrogation. Tu crains de faire un pas en avant et perdre bien plus que ce que t'as misé. Ta soirée n'avait rien d'exaltante. Et si t'es venue trouver ton jumeau si tard c'est parce qu'il est la seule constante dans ta vie que t'aies pas réussit à briser en un milieu de morceaux. La seule personne avec qui t'arrive un temps soit peu à communiquer.  « Tu sais.,,» Que tu lui murmures en trempant les lèvres dans ta coupe .« ..à chaque fois que quelqu’un sort un truc vraiment drôle, un truc qui me fait rire, je me retourne pour voir si ça te fait rire aussi, même quand t’es pas là, à chaque fois... » Tes yeux cherchent les siens pour comprendre ce qu'il ne te dit pas, autrefois t'avais besoin que de ça. Que d'un regard. A quel moment as-tu perdu la clef qui menait à ses pensées ? A quel moment ton frère, ta moitié non ton tout, s'est fermé à toi ?

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