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 I know you from somewhere ★ Charlène

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Sujet: I know you from somewhere ★ Charlène    Lun 16 Nov - 22:59

Breathe again
Open up next to you and my secrets become your truth and the distance between that was sheltering me comes in full view. Hang my head, break my heart built from all I have torn apart and my burden to bear is a love I can't carry anymore Δ Sara Bareilles.

Paris, la ville Lumières, la ville de l’Amour, la ville du Luxe. Il y avait tellement de qualifications pour décrire Paris aux yeux du monde entier alors que les français en eux-mêmes étaient un peu moins content du au style de vie assez cher qu’habiter dans la capitale procurait. L’argent est l’origine de tous les maux, l’argent n’achète pas le bonheur certes mais ça achète définitivement un petit confort personnel. Fallait-il vraiment s’attacher aux objets matériels ? Théoriquement quand son âme-sœur n’est plus de ce monde, on pourrait dire que ça pourrait être vrai bien que seuls les matérialistes ont ce discours. Les cours de philosophie qu’avait eu Timothé quand il était encore au lycée, il y a de cela douze ans voir même treize, paraissait lointain mais certains cours tels que celui sur le bonheur avait le don de vous marquer plus que d’autre. Le franco-monégasque avait suivi son rêve en s’installant à Paris, il avait fait son école de photographie où il avait été diplômé avec les honneurs comme nombreux de ses camarades pour lui un bon cliché devait réussir à traduire la situation dans laquelle il avait été pris ainsi les historiens n’auraient pas besoin d’une légende et le public serait capable de connaître l’histoire même derrière. Malheureusement, ce type de cliché faisait partie d’une spécialité qui payait peu et malgré le soutien de sa famille derrière lui ainsi que son compte en banque assez rempli pour une dizaine de génération, Timothé devait penser à sa fille et c’était pas sain de lui montrer un style de vie assez bohème de plus le type de clichés qu’il souhaitait réaliser pourrait l’emmener vers des endroits assez dangereux mais il souhaitait, en tant que photographe, faire découvrir cette réalité bien présente au monde qui l’entoure.

En ce petit lundi matin, la routine des de Noailles, qui s’était installée au fil des années, s’effectuait de nouveau bien que Timothé n’avait pas envie de la changer, voir le sourire sur le visage de sa petite Lily-Rose en voyant ses pancakes en forme de smiley, avait le don de le rendre heureux. Le photographe de trente ans essayait à tout prix de compenser l’absence d’une mère à la petite de six ans bien qu’il ne pouvait pas le faire d’un point de vue biologique mais la petite blonde n’avait pas l’air de s’en plaindre pour le moment. Après l’avoir fait manger, il lui répéta une nouvelle fois d’aller se laver les dents plutôt que de danser sur la musique qui envahissait la salle à manger comme chaque matin, il n’aurait peut-être pas dû l’inscrire à ces cours de danse classique ? Ou peut-être que si après tout il cédait à tous les caprices de sa fille bien que cette dernière soit assez raisonnable encore au niveau caprice.

Après l’avoir préparée et vêtue la petite aux cheveux blonds d’une robe d’un blanc immaculé, Timothé pouvait enfin se changer afin de pouvoir porter un jean sombre et un tee-shirt bleu puis ils se préparèrent à sortir de leur appartement en plein quartier bourgeois de Paris. Malheureusement, une fois arrivés devant l’école primaire de la petite, il eut pour mauvaise surprise d’apprendre que la classe de Lily-Rose n’avait pas cours aujourd’hui du fait que l’instructrice était chez elle, malade. Bon, son programme était définitivement foutu, il ne pourrait pas amener sa fille à une séance photo sur la Seine alors que la petite avait une peur bleu de l’eau du moins de se baigner. Ou alors, il pouvait toujours la déposer à Austin à sa galerie et partir après ou encore annulé ou encore passé la journée à glander à la galerie afin de donner de vive-voix ses avis sur les nouvelles photographies.

Le père et la fille se trouvait donc au centre de Paris, dans le IVème arrondissement, l’arrondissement le plus touristique de Paris selon les sondages qu’il avait lu dans des magazines. L’arrondissement où se trouvait la galerie de son meilleur ami. D’ailleurs, ils se rapprochaient de plus en plus, tellement qu’il laissa la petite déboulait dans la galerie qui n’était pas encore ouverte au public vu l’heure mais Timothé savait de source sûre que son ami l’ouvrait à cette heure-là afin de pouvoir tout régler avant que le public arrive. La petite déboula dans la galerie vide en appelant Austin, tonton. Le papa arriva à la suite le sourire aux lèvres, il calma rapidement sa fille en la retenant dans ses bras. « Austin a pas l’air d’être là, Lily ». Timothé reporta rapidement son regard bleu sur la jeune fille blonde qui était par contre bien présente dans la galerie. « Désolé du dérangement, ma fille est toujours enthousiaste de voir son ‘’oncle’’. »
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Sujet: Re: I know you from somewhere ★ Charlène    Mar 17 Nov - 22:36


I know you from somewhere


Exceptionnellement, en ce lundi matin pluvieux, Charlène avait dû renoncer à ses quelques heures d’amphithéâtre qui empiétaient sur son début de semaine.  Pour cause, le studio d’Austin était en plein réaménagement pour donner vie à un nouveau vernissage le vendredi même. N’ayant pas la possibilité d’être présente durant cette soirée regorgeant de mondanités, l’étudiante avait proposé d’apporter son aide en guise de consolation. Bien sur, il était frustrant pour la jeune femme de procéder à l’organisation de ces festivités sans pour autant y assister. Quel fardeau pour une photographe en herbe. Ceci dit, peu partisane du snobisme qui émanait généralement de ce type d’évènement, il s’agissait finalement d’un mal pour un bien. La simple idée de devoir se matérialiser en une jeune femme frôlant l’hypocrisie lui donnait d’ors et déjà le haut le coeur. C’était un peu « reculer pour mieux sauter » mais qu’importe. Faire preuve d’un sang-froid au détriment de sa spontanéité naturelle n’était pas encore dans ses cordes.  Cela ne saurait tarder mais, pour l’heure, Charlène ne préférait pas bruler les étapes au risque de décevoir son supérieur. Sur le chemin, la blondinette prit soin de prendre quelques viennoiseries et un café latte. Avec ce temps grisonnant, elle avait cédé à l’attraction de son lit pour mieux préserver quelques minutes de sommeil. Désormais à la bourre, elle n’avait donc pas eu la possibilité de prendre son petit déjeuné coutumier... Véritable sacrilège pour cette jeune femme qui vouait un culte à sa dose de caféine matinale. Vêtue de noir et d’un trench-coat en guise d’imperméable, Charlène était de celles appréciant la pluie comme le beau temps. Chaque manifestation de la nature lui apparaissait comme une bénédiction, tant la photographie s’avérait être une part de son âme. Ses clichés étaient, selon elle, un énième moyen de donner une forme d’immortalité à un instant furtif d’émotion. Le moindre sentiment pouvait être embelli par une simple saison. L’amour par le printemps ou encore la solitude par l’orage de l’hiver. La douceur par l’automne et la sensualité par l’été. A présent tentée de photographier le moindre coin de rue Parisien, Charlène dut pourtant presser le pas lorsqu’elle jeta un oeil à sa montre.

La galerie du IVe arrondissement était encore vide à l’exception d’une des secrétaires du studio Kennedy. « Bonjour Eloïse, bon week-end ? » Se délestant de son manteau et de son parapluie gorgé d’eau, Charlène ouvrit enfin le cahier des charges en écoutant sa collègue qui, visiblement, avait eu un week-end fort mouvementé. Son naturel la fit spontanément sourire et c’est avec grand enthousiasme qu’elle lui offrit un croissant. « Merci ! Je dois me dépêcher, Austin n’est pas là de la journée donc je te laisse aux commandes pour quelques heures. Ca ira ? » Sans la moindre hésitation, l’étudiante acquiesça vivement, presque heureuse de pouvoir faire ses propres preuves. Son emploi du temps allait être sans doutes chargé mais c’était tout à faire gérable pour sa propre personne. Friande de défis, l’idée de pouvoir dessiner les prémices de ce futur vernissage était un gage de motivation. Elle salua alors sa collègue de travail qui s’embusqua sous la brume vaporeuse d’un matin d’automne. Avec minutie, Charlène étudia le peu d’instructions qui lui avaient été transmises, tâchant de visualiser au mieux la galerie. Plongée dans son travail, elle gribouilla quelques schémas peu concluants sur un son cahier des charges. Ainsi, elle s’aventura dans la galerie qu’elle n’avait pas encore eu la chance d’arpenter depuis le début de son alternance. Quel bonheur de pouvoir observer les oeuvres de plusieurs artistes encore méconnus. Certains clichés attisèrent son attention, si bien qu’il lui était difficile de se résoudre à retirer momentanément ces photographies du mur. C’est alors que le prénom de son tuteur résonna dans la salle, tout droit sorti de la bouche d’une petite fille. Intriguée, Charlène se dirigea vers l’entrée en s’écriant : « Austin n’est pas là... » Elle fut alors coupée dans son élan lorsqu’elle put enfin visualiser son interlocuteur. Timothé de Noailles, grand cador de la photographie qu’elle avait eu l’occasion de rencontrer lors d’une journée fort productive. Aussitôt, son visage s’illumina d’un sourire accueillant : « Mr de Noailles, ravie de vous revoir ! Austin est en rendez-vous toute la journée mais je peux peut-être vous être utile ? » Avenante comme à son habitude, ses prunelles se posèrent aussitôt vers cette jeune fille blonde comme les blés. L’espace d’un instant, elle eut l’impression d’être face à son reflet d’il y a vingt ans ce qui eut le don de l’attendrir. Elle prit son pochon de viennoiseries et s’accroupie alors devant la fille du photographe : « Elle est super jolie ta robe... Ca te dirait un croissant ? » Spontanément, alors que la petite Lily choisissait sa gourmandise, Charlène retrouva le regard de Timothé sans se désarmer de son sourire.

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Sujet: Re: I know you from somewhere ★ Charlène    Mer 18 Nov - 19:36


I know you from somewhere


La pluie tombait sur la capitale française, décidément, Timothé se demandait si l’institutrice de sa fille devait surement avoir eu envie de rester au fond du lit afin de lézarder plutôt de s’occuper des petits angelots de la haute bourgeoise française ou des dynasties assez riches pour se payer les droits d’inscriptions à cette école. Comme chaque parent, le blond voulait seulement le meilleur pour sa fille. Il avait eu la meilleure éducation possible à Monaco aux côtés de la royauté monégasques, une branche de sa famille éloignée du côté maternelle. Sa famille avait été la plus compréhensive du monde quand il leur avait dit qu’il avait souhaité faire des études de photographie afin de poursuivre dans cette voie pour une future carrière. Son plus grand rêve c’est d’un jour recevoir un Pulitzer pour une de ses photos, un jour peut-être, il deviendrait celui qui partage ses photos à travers les journaux. Timothé devait penser à ses nouveaux investissements financiers, depuis quelques mois déjà, il pensait investir une partie de son capital dans la compagnie de Rais Al-Zahar, lié à sa grande amie Khalisah. Lily-Rose bavait devant les pâtisseries parisiennes qui ornaient comme chaque matin leurs devantures avec des macarons, leurs gâteaux au chocolat, leurs tartelettes aux fruits ainsi que leurs viennoiseries, le quotidien d’un français, quotidien incompris par le monde extérieur. Si l’aîné, du moins à présent que son grand-frère était mort dans des circonstances douteuses, des de Noailles cédait aux envies de sa fille à l’heure actuelle, ils se seraient retrouvés avec la moitié des stocks des pâtisseries sur les bras et Lily-Rose entrain de les engouffrer à une vitesse hallucinante. Sa fille de six ans était la pire des gourmandes à vrai dire ce qui avait le don de le faire rigoler quand il la regardait manger une part de gâteau au chocolat, la petite blonde s’en mettait plein partout.

La galerie était en train d’aménager sa nouvelle exposition pour un vernissage en fin de semaine scolaire, bien évidemment Timothé et Lily-Rose comptait y assister afin de montrer leur soutien à Austin lors de cette soirée qui pouvait se rendre assez barbante à cause de critiques mal placés et le snobisme de certaines personnes qui se pensaient plus importants que tout le monde, la raison qu’il donnait pour ne pas forcément prendre des photographies d’inconnus, il fallait toujours qu’un de leurs compères viennent en acheter une en premier pour que le reste suivent, des moutons qui ne connaissaient pas forcément grand-chose à l’art même. Quelle ne fut pas sa surprise de voir la blondinette qui avait dépassé son statut d’étudiante tout en continuant de lui poser des questions sur leur passion commune qu’était la photographie. « Miss Morten, appelez-moi Timothé en dehors de l’école…Lily-Rose espérait pouvoir aider dans la galerie étant donné qu’elle n’a pas école ». Un grand sourire s’alluma sur son visage rasé en répondant à la blonde devant elle, une élève tout à fait talentueuse du moins c’est ce qu’il avait entendu dire de ses anciens professeurs. Il n’en fallut pas plus pour la petite blonde pour venir prendre une gourmandise dans le sachet que l’étudiante lui proposait, une vraie gourmande. Un petit rire échappa de ses lèvres, Lily-Rose avait définitivement le don pour le rendre tout de suite plus confortable en présence des femmes, comme si elle avait un don pour le décoincer autour des femmes. « On dit quoi Lily-Rose ? » « Merciii… ». Le trentenaire essayait toujours d’inculquer à sa fille les formules de politesse, c’était l’âge où elle apprenait le mieux. « Mais ça vous dérange peut-être qu’on vienne dans vos pattes ? »


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Sujet: Re: I know you from somewhere ★ Charlène    Jeu 19 Nov - 18:18


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Charlène était admirative. Admirative de ces photographes qui arrivaient à transmettre tant d’émotions contradictoires à travers un simple paysage. Une nature morte qui, visiblement, n’avait aucun secret pour ces experts à l’oeil aguerri. Ses professeurs à l’université avait pour coutume d’affirmer qu’au fil du temps, chaque étudiant trouverait son style. Certains se sentiraient plus à l’aise avec le contraste, d’autres manieraient à la perfection la sous-exposition. Pour un simple amateur, il semblait qu’une immensité de possibilités pouvaient s’offrir à un artiste. Pourtant, provoquer l’imagination, embellir une réalité et, à la fois, entretenir un rêve n’était pas une mince affaire. L’étudiante se devait d’être juste et pertinente pour mieux manier l’objectif avec parcimonie. S’il existait nombreux choix, le photographe avait sans nul doute un domaine de prédilection qui le qualifiait purement et simplement. Une aisance, une profonde joie à l’idée d’immortaliser tel modèle, tel moment, telle vérité. Charlène, par exemple, se distinguait par le flou. Elle maniait le contraste et la netteté à la perfection, en privilégiant le noir et blanc la plupart du temps. Sans trouver une cause certaine, elle avait toujours été attirée par les portraits. Son but premier était de pousser un modèle hors de ses retranchements, de bousculer sa zone de confort pour mieux éterniser l’instant. L’idée d’agrémenter une émotion sur un visage, de la démultipliée pour la transmettre la fascinait. Provoquer un sentiment quelconque chez autrui par le biais de ce partage était un gage de motivation inestimable. C’est pourquoi, elle déambulait dans cette galerie, bercée cette fois-ci par la beauté d’une nature toujours plus surprenante. Comment pouvait-elle être encline à faire un choix ? Charlène tâcha d’aller à l’essentiel en prenant quelques notes sur chacune des oeuvres. Certaines devaient être retirées pour accueillir de nouveaux clichés d’autant plus captivants. Son temps de réflexion fut alors brusqué par l’arrivée de deux interlocuteurs. Une petite fille, blonde comme blés, l’incarnation même d’une beauté espiègle et Timothé, photographe de renom. L’étudiante avait eu l’occasion d’échanger brièvement avec ce professionnel en la matière sur divers sujets, tous ayant pour point commun avec leur discipline fétiche. Ainsi, sa visite ne pouvait pas mieux tomber. De mémoire, le photographe était un grand amateur de natures mortes et de paysages abstraits. Peut-être était-ce la une aubaine pour la jeune femme ?

Malgré le temps automnal à l’extérieur de la galerie, la présence de cette petite fille eut le don d’agrémenter la bonne humeur ambiante. Une note de bonheur qui la poussa à lui proposer quelques viennoiseries après avoir salué son interlocuteur. Si Charlène n’était pas encore prête à avoir un enfant pour diverses raisons plus biscornues les unes des autres, elle ne pouvait être qu’attendrie par cette Lily. Toute sa vie, la Française avait désiré une petite soeur ou un grand frère en guise d’acolyte. « D’accord... Timothé. Eh bien je pense qu’il y a assez de travail dans cette galerie pour une dizaine de personnes. Nous allons bien trouver quelque chose pas vrai ? » Elle adressa spontanément un regard complice à la petite fille qui ne tarda pas à reporter toute son attention sur sa gourmandise. Ce spectacle eut le don de lui arracher un petit éclat de rire avant de dévisager le photographe. « Pas du tout ! Je pense même que vous pourriez m’être d’une grande aide. » répliqua-t-elle en lança un regard à ce champs de bataille autour d’eux qui ne demandait qu’à prendre forme. Son regard se reposa finalement sur le trentenaire avant d’ajouter d’un air guilleret. « J’ai besoin d’un expert en la matière et d’un petit rayon de soleil. Vous me semblez tous les deux être les candidats idéaux. » En les invitant à la suivre, Charlène se dirigea vers une pièce annexe regorgeant d’oeuvres en tout genre et qui ne demandaient qu’à être exposées. L’oeil agars de l’artiste tombait donc à pic. D’un ton solennel, elle lui exposa brièvement la situation. « Nous avons un vernissage vendredi. En toute honnêteté, j’ai encore du mal à manier une nature morte et c’est pour moi un véritable supplice de faire un choix. » Finalement, l’étudiante s’accroupie une nouvelle fois face à la petite fille et lui lança sur un air de défi : « J’ai une mission pour toi. Il faudrait que tu choisisses parmi cette caverne d’Alibaba les trois photographies que tu aimes le plus. Ça te plairait ? »

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Sujet: Re: I know you from somewhere ★ Charlène    Sam 21 Nov - 20:54


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Toute la vie du franco-monégasque tournait autour de la photographie, vraiment toute sa vie quand on y pensait. Lily-Rose ne serait même pas là sans elle. Dès qu’il fut assez grand pour tenir un appareil photo, Timothé avait commencé à prendre des photos de tout et n’importe quoi et laisser ses parents faire le tri dans les photos afin de garder celles qui n’étaient pas flous. Dans sa villa à Monaco, villa où il passait pas mal de ses vacances quand il n’était pas en déplacement professionnel avec sa fille, il y avait des tonnes de boites archivées selon l’âge qu’il avait, une chambre entière était dédiée à ces boîtes afin de les entreposer sans gêner quelqu’un, les avantages d’avoir pas mal d’argent. Timothé s’était toujours distingué dans l’art de la nature morte, il voyait quelque chose en plus par rapport à ses camarades de l’époque, comme s’il pouvait distinguer l’énergie spirituelle qui se dégageait d’un endroit tandis qu’il avait beaucoup plus de mal pour les portraits mais il avait appris durant ses années d’étude à l’école de photographie parisienne. La patience était le mot clef même du métier, on ne pouvait rien faire sans la patience. Patience d’écouter la nature, patience d’écouter les modèles, patience d’obtenir le cliché parfait. Si on lui demandait comment il avait appris cette patience, Timothé répondrait facilement qu’utiliser un appareil argentique pendant ses années lycées l’avait forgé pour devenir le photographe qu’il était. Sa famille avait toujours conservait les meilleures modèles d’époque afin de démarrer une collection, seulement les dernières générations avaient voulu s’en débarrasser au plus offrant ne voyant pas l’utilité à vrai dire. C’est ainsi que le blond les récupéra tous en faisant le compromis de suivre la tradition familiale en épousant son âme-sœur. Âme-sœur morte avant qu’il puisse la rencontrer, ce qui lui permit de garder les appareils photo de les utiliser lui-même. Arrivé au lycée, il avait transformé son dressing en salle de développement, installant la lumière rouge ainsi qu’une imperméabilité à la lumière et les bacs de dévoilement. Autant vous dire que tout le monde savait le trouver une fois la pièce aménagée. Ouvrir une galerie était le choix le plus attendu pour un photographe après avoir obtenu sa renommée seulement le de Noailles ne souhaitait pas quitter le freelance de sitôt, il n’aspirait pas à avoir une renommée liée à une galerie d’art lui appartenant, se faire exposer par un autre par contre avait un goût de satisfaction si puissant comme une euphorie qui ne changeait pas de la première fois.

Voir sa fille interagir avec la nouvelle venue était assez surprenante quoi que. Lily-Rose n’avait jamais été dans le genre timide, plutôt joyeuse même dans son sommeil ce qui était assez flippant des fois de la voir tous les jours dormir avec un sourire aux lèvres, il ne se rappelait pas que la tante de Lily dormait toujours avec un sourire sur le visage. L’innocence même, il donnerait tout pour qu’elle reste comme ça pendant un moment. Charlène était une étudiante remarquable du moins c’est ce qu’il pouvait juger avec le peu qui lui avait parlé, elle lui avait inconsciemment fait reconsidérer le point de ne pas prendre de stagiaire, peut-être qu’il pouvait lui aussi aider les étudiants à démarrer à sa manière en les amenant dans ses péripéties autour du monde. « C’est vrai que le rôle de rayon de soleil me va à la perfection » « Mais non papa, c’est moi le soleil » Bon d’accord, il n’avait définitivement pas de doute sur la paternité de la blondinette qui montrer qu’elle avait toute sa modestie, Timothé se retrouva donc avec les deux blondes dans la pièce de ses rêves, entourés d’œuvres d’artistes connus ou méconnus, voir le préambule du vernissage, sa partie préférée. « Je suppose qu’un petit cours particulier vous sera bénéfique pour la suite de votre stage, la nature morte ne se choisit pas vraiment, elle se ressent. Les enfants sont généralement plus dans la perception du sentiment renvoyé par la nature morte que les adultes qui ont tendance à tout analyser. Ne faites pas appel à votre tête pour la sélection mais plutôt vos sens, comme pour Proust et sa madeleine lui rappelant des souvenirs » Il s’était perdu dans son explication, l’explication qu’il n’avait jamais vraiment vu à l’école même, sa propre explication qu’il avait toujours utilisé dans ses natures mortes, bien sûr, la voix de sa fille le ramena sur Terre illico presto, elle s’était rapidement éloigné après avoir sorti un vraiment sous la forme d’une question rhétorique, les yeux pleins d’étoiles.

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