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 big freeze (isidora)

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Sujet: big freeze (isidora)   Dim 22 Nov - 19:50

❝big freeze ❞
TAHAR & ISIDORA.

Soir, noir, lampadaires allumés. Le froid qui fait sa loi dans les rues de la capitale française. Paris. Paris qui pu la pollution, qui pu le métro. Ces gens qui rentrent chez eux, dure journée de travail, la tête grosse comme mon cul. Les traits tirés. C’est le quotidien de la moitié d’la population, ou du moins, une grande partie. Parlons en du tien. Tahar beau gosse. Tahar coiffé décoiffé, les dents blanches qui se voient presque dans le noir de Paris ce soir. Tu traînes pas des pieds pour une fois. T’es même le premier à avancer gaiement, pas tout à fait lucide. Pas bourré d’ta journée, nan. Elle s’est résumée à trop peu de chose intellectuelles pour que tu sois bourré de lassitude. Les shooters du bar d’avant par contre. Il travaille dans ton corps, il te fait sourire, rire. Il te fait être le Tahar qu’on connaît tous, un peu trop fêtard. C’est comme ça qu’on t’aime ou du moins. C’est comme ça que tu t’aimes. Et enfaîte c’est l’essentiel.. Sorte de Mickael Vendetta arabe. C’est classe ? Plutôt pathétique enfaîte. T’es pas comme ça nan attends. Toi t’as d’la classe, c’est la toute la différence. Vous sortez du bar, toi, ta clique de pote. Direction le suivant. Comme souvent. Carte fidélité tournée des bars. Tu passes ton chemin devant celui là, rose, étrange. Des meufs, plutôt des mecs. Des trucs devant. Style drag-queen qui te répugne au possible. Comment peut on avoir un service trois pièces et avoir si peu de dignité ? Tu ne sais pas. Puis tu ne veux juste pas y réfléchir d’ailleurs. Attendez ! Tu t’arrêtes, net. Statique. Un peu plus te prenait le poteau à trop scruter ce bar gay. Booom. Ton pauvre visage déformé, tooo saad. Continuez.. J’vous rejoindrez. Enfin j’essaierai ! Un signe de la main pour saluer tes potes qui ne cherche pas midi à quatorze et continue leur chemin. Tu n’aurais jamais pensé rentrer dans un de ces bars, immondes. Glauque. Haaaaa. Tu vas vomir sur un de ces mecs qui te regardent avec des p’tits yeux doux ; Tu rentres dans un table, sans même t’en rendre compte, les mecs qui te regardent, haut en bas. Qu’ils arrêtent. Pardon pardon ! Mon hétérosexualité prend trop de place ici ! tu arrives au bar, sans aucune discrétion d’ailleurs. Tahar quoi. Une vodka s’t’euplait, sans glaçon j’en ai déjà un. Tu fais un sourire à cette blonde, blanche. Toute blanche. L’iceberg qui te sert d’âme sœur. Tu sais j’peux te faire rentrer dans des endroits bien meilleur que celui là gratuitement. Ton p’tit visage de prude colle pas au décor, c’est sale. Ton haleine empeste l’alcool à des kilomètres, c’est clair.

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Sujet: Re: big freeze (isidora)   Lun 23 Nov - 0:08

❝big freeze ❞
TAHAR & ISIDORA.

Une nuit bien entamée. Une jolie ivresse au bord des lèvres. Un regard vitreux qu'on prendrait presque pour du mystère si tu n'avais pas enchaîné les shot toute la soirée. Tu t'essayes à de nouveaux cocktails, nouveaux déhanchés, nouvelles proies. Tu tiens bien l'alcool en belle russe que tu es, habituée à la vodka en intraveineuse c'est tout un art de se saouler dans ta communauté, il en faut trop, juste assez pour te changer les idées, te donner envie d'être presque chaleureuse, presque allumeuse. Tu les observes tous ces cons, à l'intérieur, à l'extérieur. Ils vivent comme des cons. Ils mangent, ils dorment, ils baisent, ils sortent. Encore et encore. Et encore. Chaque jour est l'inconsciente répétition du précédent: manger autre chose, dormir mieux, ou moins bien, baiser quelqu'un d'autre, sortir ailleurs. Mais c'est pareil, sans but, sans intérêt. Ça continu, se fixer des objectifs factices. Pouvoir. Fric. Gosses. Se défoncer à les réaliser. Soit ne les réaliser jamais et être frustré, pour l'éternité, soit y parvenir et on se rendre compte que c'est ridicule. T'as l'impression de tourner en rond. Ce soir plus que les autres la mélancolie dans les yeux et la froideur dans les traits. Tu l'as pourtant enfoui au fond de toi ta rage, ton courroux, ton impuissance à réconcilier ton monde, ta méfiance envers ce beau sentiment qu'on appelle "amour" et qui ressemble si fort à la guerre. Franchement ça ne rime à rien donner de l'amour. En recevoir. Donner, recevoir, donner, recevoir, un va-et-vient autrement plus périlleux que l'acte en chair. Tu ne les comprends pas ceux qui cherchent tant à trouver ce qui complique tout. Et leur joli compteur arrêté avec leur sourire béat d'avoir trouver la personne soit disant idéale qui les supportera le reste de leur existence putride. Tu les hais, tu les hais, tous ces gens qui ont la vie si facile. Pourquoi le malheur doit-il toujours être livré, en concentré, aux mêmes infortunés? On devrait pouvoir le diluer pour qu'il y en ait un peu pour tout le monde. Parce que quand tu réfléchis à ce qu'on t'a donné à toi. Comme âme-soeur, t'as juste un haut le cœur. Ce soir tu cherches à noyer ton ennui dans ton verre et si possible sur une bouche gourmande. Tu cherches en vain dans chaque visage une étincelle de poésie, de l'enthousiasme dans les discours, des idéaux si ce n'est des idées, mais les gens passent outre, ils sont là pressés, ivres, mal habillés, les yeux vidés par les soucis.  « Je peux t'offrir un verre ? » Glisses-tu à l'intention d'une jolie brune qui vient de te frôler, proposition qu'elle accepte aussitôt et tu files vers le bar remplir ton verre et lui en chercher un. Au fond tu te fiches bien de savoir qui elle est et ce qu'elle fait, tu vas t'intéresser à elle parce que tu en as besoin. Et puis tu le vois débarquer. Ce parasite du désert aussi envahissant qu'il est agaçant. Il rentre tel un éléphant dans un magasin de porcelaine une remarque déplacée au passage et le voilà qui s'accoude nonchalamment au bar. Lui déjà trop bourré et toi exaspérée. Tu soupires bruyamment avant de le fusiller du regard lorsqu'il te traite ouvertement de glaçon. C'est qu'il essaierait presque d'être drôle ton babouchard.  « Et bien.. ça pour une surprise. Je ne savais pas que tu avais ce genre de « tendance » ! » Ricanes-tu avant même de le saluer, tu sais pertinemment qu'il n'est pas ici à la recherche d'un petit minet mais plutôt pour traîner dans tes pattes, cela dit tu aimes laisser entendre qu'il pourrait être homo.  « Quoique maintenant tout s'explique... » Tu n'as pas le temps d'aller au bout de ta pensée qu'il te coupe déjà pour insinuer que tu n'as guère ta place ici  « Oh c'est vrai ? » Tu feins l'excitation avant de retrouver aussitôt ton expression fermée de reine des glaces  « Tu comptes m’emmener à un spectacle de danseuse du ventre ? » Toujours aussi mesquine tu ne mâches guère tes mots et ne fais aucun effort pour lui être sympathique. Ce n'est pas parce que ton fichu compteur s'est arrêté pour cet idiot que tu dois tomber à ses pieds, après tout, t'es prête à parier que cette histoire d'âme-soeur n'est absolument pas fiable.

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Sujet: Re: big freeze (isidora)   Mer 25 Nov - 20:05

❝ big freeze. ❞
IZZY & TAHAR.

Alors c’est ça le plan ? Tu te retrouves coincé dans un bar gay, avec toute une panoplie de gens sans complexes sur leur petit minois brillant de crème Nivea ? Naaaan. Tu ne veux pas ça. Tu ne veux pas trainer ici, avec tout ces mecs-là, puis elle. Surtout elle ! Damn. Elle t’nerve. Absolument tous t’énervent chez cette fille. Elle est gelée, froide. Son thermostat est trop bas pour toi. Tu sens déjà la vapeur arriver quand elle te regarde. Tu sais pas encore si c’est une atroce souffrance ou juste un p’tit plaisir que tu vas te garder de lui dire. T’façons fais pas genre. C’est ton âme sœur, que tu le veuilles ou non, elle est destinée à t’attirer comme une montre Crésus dans sa vitrine place Vendôme. Et bien.. ça pour une surprise. Je ne savais pas que tu avais ce genre de « tendance » ! Tu tournes les yeux vers le haut, dégouté par ce qu’elle vient d’te dire, c’est pire qu’une insulte. C’est atroce ce genre de tendance. Ca ne colle pas avec toi. Ce n’est pas conforme. Quoique maintenant tout s'explique... Elle entend quoi par tout s’explique ? Sourcil arqué, le regard interrogateur dans le sien, bleu, trop bleu. Bleu froid. Presque envoutant. L’impression d’être presque au bord d’une falaise, en Antarctique, à regarder l’eau, gelée, vu d’en haut. Tu pars trop loin quand tu regardes juste, ses yeux. C’est minable, tu te dégoutes. Ton regard détourné, faudrait pas abuser d’ton p’tit voyage dans les igloos. Tu ricanes, t’y crois pas. Elle veut te taquiner, tout comme toi tu veux le faire. C’est comme ça. Vous vous taquinez. Oh c'est vrai ? Tu comptes m’emmener à un spectacle de danseuse du ventre ? Tu pourrais, mais tu voudrais pas. Tu n’emmènes pas ça là bas. C’est un coup à t’faire passer pour hérétique. Tu peux pas ramener le frigo dans le désert. Tu penses à elle finalement. Tu ne voudrais pas lui faire de mal. Ca s’rait violent. C’est quoi ton soucis ? Ton coude posé sur le comptoir pour tenir ta tête, tournée vers elle. La brune, elle te regarde, sans cesse, sans rien comprendre. Sa paille entre les lèvres à essayer d’écouter la conversation. Elle veut ta photo surement, elle jubile d’te voir ici. Toi, tu veux pas aller parler ciseau et soixante-neuf un peu plus loin ? La p’tite blonde est prise ce soir. T’es méchant, c’est presque étonnant d’te voir parler à une belle brune comme ça. T’y perds rien, tu sais qu’elle n’est pas trop fan d’un trois-pièces mémorable elle. Retour sur elle. Cette fille. Pas n’importe laquelle. C’est elle. J’comprends mieux pourquoi t’étais toute coincée la dernière fois, c’est pas trop ton truc les mecs. Tu souris, tes yeux qui la dévisagent, entièrement. Ses yeux, ses pommettes, ses lèvres. Fines, toutes fines. Des p’tits morceaux de bacons tout fins à croquer. T’y crois vraiment pas toi ? J’veux dire, aux âmes sœurs. Tu ricanes, toujours en la fixant. Ca en serait presque dérangeant. Tu m’prends pour les derniers des crevards, j’suppose. Maaaaaais, tu t’trompes !

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Sujet: Re: big freeze (isidora)   Sam 28 Nov - 3:31

Et sur ta bouche, je m’exaspère
Tes mots ne cherchent plus à me plaire
Le soleil se couche sur des histoires sans repères

TAHAR & ISIDORA.

Tu le sens son malaise. D'être là. A cet endroit. Entourés de « ces » gens. D'ordinaire cela t'aurait sûrement agacée, peut-être pas vexée mais exaspérée, ces types tellement hétéro qu'ils ont du mal à admettre que deux femmes puissent prendre un putain de pied sans un pénis dans l'histoire. Ce soir cela t'amuse. Cette gêne palpable, délectable. Il n'est pas à sa place, fait tâche dans le décors et pourtant s'éternise, pour quoi ? Ou plutôt pour qui ? D'humeur joueuse presque mesquine tu te sens prête à pousser le vice en continuant en remarques cinglantes et sous-entendus appuyés. Et puis il ose te demander. Clairement. Sans détour. C'est quoi ton soucis. Il n'a pas encore compris ? C'est lui ton problème. Lui et sa grande bouche, lui et ses remarques à la limite de l'homophobie, lui et son air trop confiant, lui et sa démarche nonchalante, son narcissisme étouffant, sa façon d'insister, de te suivre, de te trouver. Lui et son compteur. Lui. Lui. Lui. Il te sort par les yeux mais persiste à rester sur ta route. Gardant un calme presque olympien tu continues de lui répondre sur un ton ironique et distant.  « Mon soucis ? Oh aller, toi qui es si subtile et perspicace tu n'as pas encore trouvé ? » Portant de nouveau ton verre à tes lèvres tu manques de t'étouffer avec ta vodka lorsque tu l'entends s'adresser à la belle brune qui t'attendait. D'ailleurs on pourrait presque te voir tout recracher sur le gars d'à côté tant tu peines à encaisser son culot monstre. Est-ce un simple jeu à ses yeux ? Un passe-temps comme un autre ? Ou cherche-t-il réellement à te pourrir l'existence depuis qu'il a eu le malheur d'entrer dans ta vie ? Faire irruption à l'improviste serait plus juste. Posant bruyamment ton verre sur le compteur tu le mitrailles du regard alors que tu vois avec déception ta conquête de la soirée fuir le macho qui te sert d'âme-soeur.  « Hé Al-Zahâr !? On peut savoir à quoi tu joues ? » Outre son manque flagrant de courtoisie à l'égard de la demoiselle tu ne supportes pas sa façon de s’immiscer dans ta soirée  « J’comprends mieux pourquoi t’étais toute coincée la dernière fois, c’est pas trop ton truc les mecs. » A ces derniers mots tu te crispes en te reculant un peu plus marquant la distance entre vos deux corps  « Bravo Sherlock t'as trouvé ça tout seul ?» De plus en plus glaciale tu te refermes comme une huître face à ses propos. « La dernière fois », tu sais pertinemment à quelle soirée il fait allusion et rien que d'y repenser te met mal à l'aise. La dernière fois tu as agis sur un coup de tête, sans réfléchir. A l'instinct. A l'espoir. La dernière fois tu n'avais pas les idées claires. Un peu alcoolisée, un peu galvanisée, inconsciente et la débauche au bord des lèvres tu as voulu tester, lui laisser sa chance, y céder. Tu l'as laissé t'embrasser, te toucher, te posséder entière et sans promesse. Dans la lueur de la nuit, à l'ombre du compteur et des incertitudes il paraissait aussi séduisant qu'un nouveau rêve, qu'une échappatoire. Peu importait sa voix grave et sa poigne masculine, tu as eu le désir aussi fou qu'intense de te perdre avec lui, en lui. Tout cela te semble bien loin à présent, presque irréel. Cependant pas si étonnant. Combien de fois as-tu supplié un homme de t'aimer pour ensuite le rejeter parce que, justement, il t'aimait? Combien de fois as-tu abandonné un homme pour les raisons précises pour lesquelles tu l'avais adoré? Un homme meurtri qui ne comprenait pas, qui ne pouvait pas comprendre puisque, toi non plus, tu ne comprenais pas. C'est cela que tu aimerais éclaircir. Avec Tahar le sentiment resurgit pour te dévorer entière. Cette haine soudaine de l'homme que t'as séduit et à qui tu reproches justement tout ce qui t'as séduit en lui. Cette haine viscérale qui te retourne les boyaux et te laisse pantelante, vomissante presque, te haïssant toi avec lui. Ecoeurée. Fatiguée. Et puis la question fatidique tombe. Pas la question. LA question. Celle qui fâche, qui fait trembler et s'interroger. Celle à laquelle tu juges ne pas devoir répondre. A laquelle tu refuses de répondre. Le voilà intrusif, trop proche, trop familier, à demander trop, à te regarder trop. C'est ça qu'il est Tahar, un tas de trop. Et toi tu peux pas prendre tout ça en pleine figure, c'est comme une rafale t'es pas préparée. Ses yeux te fixent depuis combien de temps ? Ils te dérangent insistants, soutenant ton regard depuis de longues minutes, sans les détourner, les baisser, tendant de  percer ce que tu ne lui révèles pas. Tu détestes ça.  « Et toi ?... Tu y crois ? » Lui réponds-tu d'une voix fluette presque inaudible, petite voix de cristal se brisant en mille morceaux dans ta gorge. Fichue manie qui ressort quand on s'y attend le moins, celle de répondre à une question par une autre. Tu fais volte-face vers la barmaid pour commander un autre shot, t'auras bien besoin de ça pour tolérer qu'il te dévisage toute la nuit. Il se met à ricaner tandis que tu descends ton verre d'un trait et le retournes, t'hésites à partir, à la planter là entre tous ses gays. Tu te ravises à l'entente de ses mots. Reportant ton attention sur lui c'est à ton tour de le fixer, droite comme un piquet et froide comme un iceberg tu le contemples, le détailles, le scrutes en croisant les bras sur ta poitrine  « Bien, si je me trompe alors dis moi. Dis moi qui tu es. » D'une franchise à toute épreuve t'attends de voir s'il te prendra au mot. S'il aura le courage de te confier quelque chose de surprenant, quelque chose d'important. Quelque chose sur lui, qu'il vaille la peine. La peine que tu lui accordes une minute de plus de ton temps, que tu ne le gèles pas sur place pour avoir osé t'importuner ce soir. Que tu le considères le fait qu'il soit ta véritable âme-sœur comme une infime possibilité.

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Sujet: Re: big freeze (isidora)   Sam 28 Nov - 11:11

❝ big freeze. ❞
IZZY & TAHAR.

Mon souci ? Oh aller, toi qui es si subtile et perspicace tu n'as pas encore trouvé ? Tu sais bien que c’est toi le souci, son souci. Tu pourrais partir, la laisser faire sa vie, sans jamais la recroiser, en l’oubliant comme ci.. Petite blonde n’avait jamais existé dans ta vie, la soirée que vous avez passée ensemble n’avait jamais eu lieu. Comme ci tu t’étais jamais retrouvé dans un bar gay à te faire mater le cul comme on l’a jamais matté.  Tu as un souci, aussi, vous avez un souci. Un compteur. Quelques numéros sur votre bras, arrêté, à zéro, achevé. Tu as été dans un premier temps vidé d’tout espoir, dégouté. Tu ne voulais pas ce machin-là. Blonde platine à la peau blanche, trop blanche. Boule à facette en pleine lumière, ça doit piquer les yeux. Puis faut croire que t’as réfléchis, assez inconsciemment d’abord, c’est pas de ton plein gré que tu vas t’asseoir pour réfléchir au sens de la vie, pourquoi ton compteur. Pourquoi les tartines sont possédées par le syndrome à l’envers dans la chute. Tu veux connaître cette fille, plus que pendant une simple soirée, rapide que vous avez passée ensemble, alcoolisés. Tu vires la brune, cette brune qui te regardait, qui t’épiait sa paille à la bouche. Vite partie quand tu lui as demandé, plutôt obligé. Hé Al-Zahâr !? On peut savoir à quoi tu joues ? Un haussement d’épaule, pas très convaincu de jouer à quoi que ce soit d’ailleurs. Quoi ? J’veux passer du temps avec toi, pas avec ton pseudo plan cul du soir. Hoooouuu. Sombre pensée que tu viens d’avoir, petit glaçon et brunette à faire leur affaire, collée l’une à l’autre. T’en aurais presque un frisson, un dégout trop fort qui s’impose. Comment ton âme sœur peut-elle aimer d’autres filles plutôt que des mecs. Tu ne comprendras surement jamais. Tu te souviens d’elle, contre toi. D’elle, sur toi. Ta peau qui chauffait la sienne, vos deux corps assemblés assez fougueusement, l’effet de l’alcool, l’effet de l’inconnu, de ce compteur arrêté. Ce frisson quand vos regards ce sont croisés. A ce croire dans un film romantique, une scène de rencontre, au ralenti, le coup de foudre imminent, instantané. Tu vas mettre ça sur le dos de l’âme sœur, du compteur. Une chose est sûre, tu ne pourras jamais oublier cette fille, que tu le veuilles ou non, elle restera à jamais gravée en toi, juste par ce regard. Ce regard glacial, imposant. Ce regard qu’elle seule a réussi à te faire jusqu'à ce jour. Pourtant Dieu sait que t’en connais, des blondes à l’allure d’iceberg. Tes eux qui la fixe, sans repos, inlassablement. Détailler chaque trait de son visage qui semble gêné sous ton regard pesant. Tu l’as trouve mignonne, élégante, même dans un fond de bar gay rose et noir à l’ambiance rétro glauque. Elle est mignonne. Et toi ?... Tu y crois ? Tu n’entends pas vraiment ce qu’elle dit, la musique qui couvre ses paroles, sa voix fragile. A croire qu’en un seul regard t’arrives presque à rentrer dans son univers, plutôt à tâter le terrain. Les regards insistants la mettent mal. Les questions bien trop directes qui touchent un point sensible.. Elle y répond à peine.  Son shooter cul sec, que tu ne lui envies même pas. Assez sonné pour poser tes limites, pour une fois. Ce serait le verre de trop, le verre qui te ferait régurgiter le début d’la soirée, des autres bars. Bien, si je me trompe alors dis-moi. Dis-moi qui tu es. Un sourire sur tes lèvres, tu te redresses sur ta chaise, un soupire qui accompagne. J’aime bien les lapins. Pas ceux à manger hein, les petits lapins. C’est mignon, puis c’est con aussi. J’aime bien les lapins. Oui, t’aimes les lapins, c’est génial ça, Tahar. Tu ricanes, comme ce mec bourré que tu peux être ce soir, perché, loin, ailleurs. Je peux pas vraiment te dire qui je suis.. Faudrait.. Que tu m’laisses une chance d’te le montrer. Tu te rapproches d’elle, ton corps en face du sien, visages pas très loin. Toujours à fixer ses yeux, son regard. Viens avec moi, on s’en va. Tu te lèves en tendant la main, vers elle. L’inviter à partir, te suivre. Tu veux pas rester la. Tu veux pas parler avec elle ici. Me regarde pas comme ça, aller ! Promis j’te demanderais pas d’venir chez moi ou.. d’te foutre à poil entre deux poubelles.

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Sujet: Re: big freeze (isidora)   Dim 29 Nov - 1:03

Et sur ta bouche, je m’exaspère
Tes mots ne cherchent plus à me plaire
Le soleil se couche sur des histoires sans repères

TAHAR & ISIDORA.

Il t'avoue sans détour vouloir simplement passer du temps avec toi et tu ne sais que répondre à ça. D'ailleurs, tu ne réponds pas. Tu ne t'y attendais pas car toi il ne te serait pas venu à l'idée de l'appeler pour le voir, de penser à lui tout court en fait. A ton compteur oui mais à l'homme qui l'a fait s'arrêter c'est une autre histoire. Parce qu'il bouscule toutes tes convictions, tes grandes certitudes volant en éclats et t’explosant en plein visage quand tu es tombée sur lui. Lui l'homme du désert, lui l'homme tout court. Avec tout ce que ça comprend. Tu ne peux pas répondre à sa question, parce que toi-même t'ignores la réponse. Ce que tu penses de l'âme-soeur ? Des tas de choses mais est-ce que tu y crois ? C'est une autre histoire. Tu penses sincèrement que deux personnes peuvent tomber follement amoureuse, mais à cause du compteur ? Et si les gens se forçaient ? Si on se persuadait que l'autre idiot avec les mêmes chiffres que nous était notre seule chance de bonheur ? Alors forcément, l'enjeu paraît plus grand, et l'envie de voir tout ça marcher presque une obligation, quitte à se forcer pour crier haut et fort sa victoire sur le destin. Tu ne te sens pas victorieuse. Toi aussi tu t'es prêtée aux faux-semblants, nuit illusoire dans les bras et les draps d'un homme qui n'est pas fait pour toi. Plus tu le regardes et plus tu en as la certitude. Les gens qui réussissent à s'aimer du premier coup, tu te demandes comment ils font. A ton avis, ce doit être bidon. C'est vraiment dur de se comprendre, de s'ajuster, au début. Chacun plaque sur l'autre son petit rêve misérable de bonheur en espérant que le miracle va prendre. Que les deux rêves ne feront qu'un. Ainsi surgissent les malentendus. On prend un mot pour un autre, un baiser pour un autre, un silence pour une communion. Charlatanisme de contes de fées! Il n'y a rien de plus dur que les débuts, deux silences qui s'accordent, deux baisers qui veulent dire la même chose ou même deux soupirs à l'unisson. En fait, tout ça part dans toutes les directions mais on se persuade du contraire. C'est là que réside le secret des compteurs, l'art de se mentir à soi-même, de se faire croire qu'on est amoureux. Dès le premier regard, ou plutôt, dès les premiers 0.

Il se met à te parler de lapin. Tu te demandes s'il le fait exprès, ou s'il est complètement idiot. Tu le regardes comme un idiot, aucune réplique cynique ne te vient toi qui ne manque jamais de piques et de mordant, surprise par la réponse et puis un peu perplexe tu dois l'avouer. Arquant un sourcil tu comptes les pas qui te séparent de la brune de tout à l'heure, avec un peu de chance tu pourras rattraper le merdier qu'il a foutu. Tu lui demandais pas grand chose pourtant, seulement de te convaincre qu'il n'est pas l'homme détestable que tu crois, mais faut te rendre à l'évidence, la première impression est souvent la bonne. Mais il lâche pas l'affaire ton parasite, ah ça tu lui reconnais au moins sa grande persévérance. Ténacité dérangeante et dangereuse. Il se rapproche un peu trop près pour continuer de te fixer, t'aimerais lui dire de prendre ses distances, de ne pas être si familier, de te laisser tranquille et paradoxalement tu pourrais presque aimer quand il te regarde avec des yeux qui t'écoutent. Qui te disent que t'es unique. Tu sais pas trop si tu veux lui accorder la chance qu'il te réclame, t'observes la main qu'il te tend comme un truc étranger et suspect, avec réticence presque avec dédain. Tu refuses de la prendre sa main. Et puis soudain la scène te rappelle celle d'un dessin animé que tu regardais quand tu n'étais encore qu'une fillette. Tu crois que c'était un disney mais tu n'en est plus très sure, y'avait ce prince d'Orient, qui n'était pas réellement un prince d'ailleurs mais qui faisait l'impossible pour séduire une fille. Lui tendant une main, lui demandant si elle avait confiance en lui. Toi gamine fascinée par ta cassette d'Anastasia tu la trouvais bien bête Jasmine d'accepter de partir sur un tapis-volant avec ce parfait inconnu en babouches. Il serait tellement plus logique de la voir refuser, lui envoyer sa lampe à génie au visage et repartir aussi sec dans son beau palais.. mais alors il n'y aurait pas eu d'histoire. Intriguée par sa demande tu cèdes à ta curiosité tout en sachant que tu vas le regretter. Laissant un billet sur le comptoir pour tes consommations t'attrapes derrière le bar un gros sachet de cacahuètes avant d'agripper la main de ton prince Ali jusqu'à l'extérieur.

L'air frais pénètre dans tes poumons, se faufilant dans ta nuque, ébouriffant tes mèches d'argent, un froid de canard mais que tu ressens à peine. Tu es habituée aux hivers rudes, fille de la neige tu frisonnes à peine tandis que tu vois Tahar se frigorifier sur place, sa vision tremblotante t'arraches un sourire espiègle qui vient se dessiner au coin de très lèvres.  « Et bien alors.. Frileux ? » Ta question malicieuse est à double sens, il devine aisément que tu ne parles pas que de l'atmosphère qui s'est rafraîchit. Retournant sa main de ton contact gelé tu verses dans sa paume une poignée de cacahuètes.  « Puisque tu veux que j'apprenne à te connaître soit. » Gardant le paquet tu te mets à faire quelques pas dans la ruelle sombre  « Je n'ai jamais... été infidèle. » Commences-tu en te retournant vers lui pour jauger sa réaction. Le jeu du « je n'ai jamais » se jouant normalement avec de l'alcool mais puisqu'il semble déjà à deux doigts de vomir dans le caniveau tu trouvais cela plus sage de remplacer par ces cacahuètes. T'aurais pu commencer avec une question anodine, quelque chose de plus facile, de plus amusant. Mais tu te fiches de savoir s'il aime les lapins, les chats ou les licornes. Tu veux savoir quel genre d'homme il est. S'il est de ceux qui te donnent irrémédiablement envie de les jeter.

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Sujet: Re: big freeze (isidora)   Mar 1 Déc - 18:59

❝ big freeze. ❞
IZZY & TAHAR.

Elle ne te répond pas. Rien. Froide, comme toujours que ce soit dans son regard, sa façon d’être. Elle ne te répond rien alors que toi, tu parles tu défiles tes paroles sans réels sens. Des lapins. Tu aimes les lapins.  Elle doit te prendre pour un fou, c’est peut-être le cas, depuis longtemps. Un pauvre attardé. Un con. Il a fallu que tu sois son âme sœur, à elle. Tu penses être capable de sentir le dégout qu’elle peut éprouver pour toi. Ou alors c’est seulement ton haleine fétide que tu renifles par tes deux narines. Tu veux sortir, partir. La prendre avec toi, parler, lui dévoiler peut-être qui tu es. Le terrain n’est pas très glorieux ici, c’est une pente glissante. Parler de toi, dans un bar gay. Ce serait une abomination pour ton égo surdimensionné. Tu ne pensais pas qu’elle puisse accepter, pourtant, sa main, dans la tienne. Vous sortez, quittez ce bar étrange. Tu te demandes comment, elle, sa dégaine de princesse, sa taille de mannequin, son visage d’ange. Tu te demandes comment elle peut rester ici, passer du temps là dedans. Coucher avec ses filles et sympathiser avec ces mecs qui arrivent à porter des jeans enduits imitation cuir collection balmain h&m. Abomination ça aussi. Vous sortez de là, l’air frais, l’air propre à tes narines. Une grande bouffée d’oxygène pour remettre tes émotions droites, ton cerveau à sa place. Faut pas déconner trop longtemps non plus. Cette fille te fais faire des choses hors de toi alors que tu ne l’as ne connaît même pas. Du moins pas plus que son anatomie intérieure. Ce qui pour toi, est déjà bien trop. T’es poussées, l’envie irrésistible de la connaître. Tu penses que c’est parce que t’es bourré. Demain tu regretteras d’être rentré dans cette cage aux folles. Tu te recouvres très vite, le bas de ton visage rentré dans le peu de colle moumouté de ton manteau. Elle sourit, elle se fout d’ta gueule. Et bien alors.. Frileux ? Tu roules des yeux, saoulé de miss frigo. Elle n’a pas froid elle forcément ! Rigole pas sale pingouin. Si t’as du feeling avec le froid c’est dans tes gênes ! Moi j’suis plutôt en relation libre avec la canicule. Puisque tu veux que j'apprenne à te connaître soit. quelques cacahuètes déposées dans le creux de ta main. Main que t’aurais préféré gardée au fond de tes poches, mais ça bien sûr le peut pas comprendre, encore une fois. Tu ne bouges pas relevant la tête sur ses fesses, qui avancent lentement sans toi pour continuer dans la ruelle. Je n'ai jamais... été infidèle. Tu ricanes, arquant un sourcil. Sérieusement ? Avec des cacahuètes, dans la rue. Avec elle, toi ? Elle est pleine de surprises cette fille, t’aimes bien. T’aimes bien ça, oui. Tu avances, des pas plus long et lent qu’a la normale pour arriver à sa hauteur. Tes cacahuètes entre les doigts. Un petit regard, malicieux. Tu continues de marcher, sans prendre cacahuète. Elle doit peut-être espérer que t’en prennes une. Mais nan. T’as jamais été infidèle, t’es même un peu respectueux sur ce point-là. Regardes bien blondinette, j’ai jamais été infidèle, moi ! Tu ricanes en continuant d’avancer, les yeux vers le haut, la tête pensante sur une phrase.. Je n’ai jamais.. été en couple avec une personne pour qui je n'ai pas de sentiments. Respectueux j’disais. Tu fais pas de faux espoirs, la classe à Dubaï Dallas. Tu regardes tes cacahuètes. Tu veux les manger, putain. C’est quoi cette punition que de te donner des bonbons sans te laisser les manger. Tu n’en fais qu’une bouffée, ta main, plaquée contre tes lèvres pour aspirer les petits délices pour les papilles. J’en aaai plus ! Tu lèves les mains, comme un enfant innocent, la bouche pleines. Des morceaux de cacahuètes qui ressortent d’entre tes lèvres quand tu mâches.  

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