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 La nuit tombe, et quand la nuit tombe la ville change de couleur et de sens. (maks)

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J'ai posé mes bagages en ville le : 21/11/2015 et depuis j'ai pris l'avion : 248 fois ce qui m'a fait gagner : 112 Sinon vous avez remarqué je ressemble à : la glaciale Ginta Lapina
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Sujet: La nuit tombe, et quand la nuit tombe la ville change de couleur et de sens. (maks)   Sam 28 Nov - 18:26

❝ En famille tout se sait mais rien ne se dit ❞
MAKS & IZZY

Un plateau sur la main tu peines à rester éveillée. Tu ne montres rien de ta fatigue figure de glace qui déambule avec grâce entre les tables du club. La fatigue ce n'est pas vendeur, ce n'est pas agréable, les clients veulent des serveuses souriantes et chaleureuses, séduisantes, un peu provocantes. Ce n'est pas toi. Froide et distante tu leur sers leur verre du bout des doigts, refusant tout contact, restant statique face à leurs remarques. Tu n'es pas la marchandise. Une fille-vitrine là pour leur retirer des billets. Tu n'es pas ce que tes frères vendent. Du rêve, de l'oubli, des distractions. Tu ne retiens ni les noms, ni les visages puisque mêmes les réguliers finiront par repartir après leur dose d'extase. Ce ne sont que des passants, qui passent sans toutefois repasser dans ce passe-partout aux passes faciles. Tu glisses jusqu'au bar perchée sur tes talons aiguilles qui agrandissent encore plus ta silhouette vertigineuse, t'entends plus loin un client hurler son mécontentement tandis que Sergeï l'expulse. Chez vous, les esclandres son intolérables. The Box n'accepte pas n'importe quelle clientèle, le club se farde de beaux atouts pour attirer les gros porte-feuilles et les indésirables n'ont pas leur place dans l'antre des Nazarov. Par avance exaspérée, et pour faire taire cette insupportable cacophonie qui risque de gêner vos clients, tu te diriges vers l'entrée et le pochtron qui vient de se faire mettre à la porte. Tu le reconnais celui-ci, un divorcé, un alcoolique, un homme à plaindre, cherchant du réconfort, habitué des lieux mais récemment licencié il n'a plus sa place chez vous. Les poches vides ne sont pas les bienvenues.  « Vlad dégages de là, le patron t'a exclu tu le sais très bien. Jpeux rien faire pour toi. » Le « patron » c'est ton frère, et ici rien ne passe sans qu'il ne soit au courant. Son regard désespéré se pose sur toi, comme s'il te voyait comme l'ange salvateur qui pourrait arranger la situation. Il est vrai que tu as effacé son ardoise une fois. Il avait des dettes. De grosses dettes. Il ne pouvait pas les payer. Et toi, tu sais comment tès frères règlent ce genre de soucis. Il n'en serait ressorti rien de bon. Tu l'as épargné une fois et ce fut une erreur puisqu'à présent tu vois à ses yeux envieux qu'il te confond avec ce que tu n'es pas. Il te croit différente ou peut-être meilleure. Plus douce, plus charitable. Tu n'as guère la violence au bout de tes ongles givrés mais tu ne fais pas dans le sentiment. Jamais.  « C'est de l'amour liquide, pas à crédit. » C'est catégorique et le visage impassible que tu le laisses dehors. Tu fais signe à Sergeï de vous laisser avant de faire quelques pas vers le malheureux, tu l'aides à se redresser, t'accroupissant près du reste de sa dignité qui gît sur le trottoir.  « Je ne veux plus jamais vous voir traîner par ici. Ou je raconterais à mon frère qu'un soir vous avez essayé d'abuser de moi dans la remise. » Lui dis-tu d'une voix douce presque compatissante, conservant ton calme olympien. Au fond ce n'est pas si cruel, tu t'assures ainsi que jamais il ne risquera de venir contrarier les tiens en réapparaissant. Odieux mensonge mais qui garantirait que Maks lui fasse casser les deux genoux et la mâchoire avant de le laisser saignant dans un caniveau. Il vaut mieux qu'il tombe sur toi ce soir, que sur ton frère demain. L'abandonnant à son sort tu retournes à l'intérieur du club, faisant signe à votre homme de main que le problème est réglé. Tu prends ensuite la direction du bureau du grand chef où tu rentres sans frapper. Tu ne frappes jamais. Pas avec eux. Ajustant ton mini tablier tu t'approches de lui en l'observant en silence  « Il y a du monde ce soir... » Tu commences avec une banalité propre à le mettre de bonne humeur. Monde = argent et c'est une chose qui est toujours prompt à le ravir.  « Au fait.. je voulais te demander quelque chose.. » Hésitante à continuer tu pèses le pour et le contre intérieurement. Doutant de sa réaction. La sœur aimerait renoncer mais la démone elle meurt d'envie de demander. La démone... Retirée des affaires depuis un moment déjà ! En tout cas avec tes frères. Comme effarée par le fait de devoir se plier à leurs décisions. Pas vraiment copine avec eux, les obligations, le Club, le deuil et le chagrin. Écœurée par la petite fille à la guimauve qui prenait toute la place et réclamait sa maman en geignant. Mais là, soudain... elle se réveille la démone. S'ébroue dans tout ton corps. A rué. Donne des coups de sabot. Fait tourner le sang à toute biture. Elle veut sortir pour voir dehors. La tête te tourne. T'es bien contente de la retrouver parce que, avec elle, tu te sens exister. Tu touches du doigt la réalité. Une autre réalité... Qui te fait peur... Te fait envie... Te fait honte. Te fait plaisir. Beaucoup plaisir, même. Elle te siffle à l'oreille que c'est le moment.  « Est-ce que je pourrais avoir une avance sur ma paye ? » T'as peur du non. Tu crains le « pourquoi ». Parce que les mensonges s'accumulent. Tu grandis et la gamine qui confiait tout à ses frères grands rois de son existence se fait de plus en plus discrète et s'efface. Elle laisse place à la femme aux envies de libertés et de choix. T'as commencé en allant emménager avec ton amie Katinka. Aujourd'hui tu prévoies d'aller étudier à Londres dans le programme de tes études. Tu en meurs d'envie, mais tu n'as pas pu le leur avouer. Tu as besoin de cet argent pour payer les premiers frais qu'on te réclame et tu sais pas trop comment le lui apprendre. Ton frère n'est pas de ceux qui te souhaitera bon voyage et te félicitera. Non. Il est ce genre d'homme. Un homme cruel est léger, contrôlant, infiniment mystérieux... Imprévisible. Ce genre d'homme qui fait passer par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel et dont on s'étonne de découvrir chaque fois de nouvelles souffrances, de nouveaux délices de souffrance et d'amour. Ce n'est pas un mal parce que tu te dis qu'on finit par en vouloir à un homme à qui on peut toujours faire confiance. Alors non, ce n'est pas mal. Mais ça fait mal. Parce que chez les Nazarov on ne se sépare jamais. Jamais vraiment. T'as beau habiter ailleurs, étudier loin d'eux, aimer d'autres gens. Tu le sais, que tu seras toujours menottée à tes frères de cette façon aussi exquise qu'elle est tragique.

© MADE BY LOYALS.

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