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 Volez, Voguez, Voyagez

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Sujet: Volez, Voguez, Voyagez   Mar 1 Déc - 12:11





Volez, Voguez, Voyagez
louis Vuitton
exposition au grand palais




"Marie-Charlotte de Rohan et Charles d'Anglemont de Tassigny." Je souris à l'hôtesse qui préfère baisser les yeux sur sa check-list plutôt que de croiser le regard noir et flamboyant de Charles qui vient de lui cracher ça alors qu'il me tire déjà mon manteau des épaules, comme impatient de rentrer dans l'arène. Impatient, il l'est toujours, cela n'a pas changé, et cela ne changera plus, je dirais même qu'avec le temps, cela ne s'améliore pas. C'est peut-être un trait comme un autre, et peut-être que si de base il ne m'irritait pas tant par sa présence, je le tolèrerais mieux... Peut-être seulement, car rien n'est jamais certain. "Mes excuses pour l'attente. Je vais prendre vos manteaux." Elle a enfin relevé les yeux de sa liste pour les fixer sur mon visage, et inutilement je me sens rougir, alors qu'il les lui pose autoritairement sur son comptoir, visiblement énervé qu'elle ait vérifié si son nom était bien sur la liste; parce que, il est hors de question de s'y tromper: son nom est toujours sur la liste, accroché au mien, en attendant que son nom dévore le mien, et me dévore moi, par la même occasion. Elle lui donne un petit carton ou elle a griffonné un numéro, puis elle embarque nos manteaux et nous souhaite une bonne soirée. J'ai envie de dire à Charles que c'était déplacé, mais, je ne dis rien, préférant resserrer mes mains sur ma minaudière. Sa main se pose comme toujours dans le bas de mon dos, et il enclenche la marche de notre avancée en plein coeur du Grand Palais illuminé. Le fond sonore est doux, et couvert par les discussions déjà en cours; la foule est noire, compacte; et pourtant si insignifiante dans l'immensité du lieu. C'est grandiose. Le rituel se poursuit, quand Charles repère les premières cibles de son attaque sociale, disposant de moi avec un baiser sur le front. Me laissant seule, et pourtant libérée en plein milieu de cette immensité spatiale et de cette marée humaine. Je respire.

Et d'un coup le silence est imaginaire et immanquable quand je croise ses deux yeux perçants si reconnaissables, uniques -comme lui-; et qui font monter en moi le frisson habituel. Frisson d'excitation et de plaisir que de savoir que le Roi est là, et que, malgré les parades de sa Cour, notre Majesté n'a d'yeux que pour ce qui est concret, matériel; ce qu'il peut toucher et ressentir, plutôt que ce que l'on peut lui servir sur un plateau d'argent. Et comme si le vent se levait soudain, je vois passer dans son regard un éclair; et alors, le bruit de la foule vient m'étourdir comme un coup de vent soudain, me soufflant vers lui.  

Comme il dirait si bien, ce soir encore je suis "sapée en mensonges". Ma robe poudrée angélique ne trompe que ceux dont l'oeil est divertit par le brillant à mon doigt, ceux pour qui le brillant matériel remplace le brillant émotionnel. Parce que le diamant est le matériau brillant le plus résistant du monde, il détruit tout, surtout celles qui le porte à contre-coeur. Mais aussi, et surtout, parce qu'il est transparent, il laisse transparaitre la vérité à qui s'approche suffisamment près. Près, encore plus près. "Bonsoir Julien." Ce sont les premiers mots de la soirée, et comme toujours ou presque ces derniers temps, ils lui sont adressés. J'ai déjà ma main contre son biceps et mes lèvres contre sa joue, un peu comme une enfant, une enfant qui se raccroche à sa bouée de sauvetage alors qu'elle est en train de se noyer, ou qui au contraire s'accroche à l'encre qui la fera couler... Et ce n'est pas un hasard si il est là, si je suis là. Ce n'est pas parce que ce soir on fête l'inauguration de l'exposition Vuitton. Ce n'est pas parce que ses parents l'ont forcé à venir se montrer en espérant potentiellement lui refourguer une fiancée qu'ils ont déjà choisi. Ce n'est pas non plus parce que ça l'intéresse. C'est parce qu'il est Lui, et qu'il est imprévisible. Ou peut-être tout simplement... Qu'importe. "Comment vas-tu?" Et ce n'est pas une question anodine, tu le sais, plus encore quand je pose mes deux yeux dans les tiens, que je me laisse approcher suffisamment pour que le diamant entre nous ne sont pas un obstacle, mais qu'il ouvre juste un nouveau spectre de couleurs et d'émotions.

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J'ai posé mes bagages en ville le : 25/11/2015 et depuis j'ai pris l'avion : 18 fois ce qui m'a fait gagner : 45 Sinon vous avez remarqué je ressemble à : Sean O'pry
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Sujet: Re: Volez, Voguez, Voyagez   Ven 4 Déc - 12:34



C'est une erreur, garde moi
je suis noble de coeur




Je ne suis pas accompagné. Mon +1 est introuvable à des kilomètres à la ronde, ou peut être qu’elle est dans les environs, protégée de ma personnalité toxique bien cachée derrière la brume toujours un peu plus épaisse qui s’échappe de mes poumons alors j’expire encore, inlassablement, sans autre but que de survivre sans mon âme soeur.

C’est très clair, je n’espère rien ni personne ici. Je n’espère pas non plus être diverti par des peaux d’animal mort monogrammées et clouées sur de la bagagerie de luxe. Je ne suis pas de mauvaise foi, je suis loin d’être le seul à m’en foutre, tout le monde ici se fou de Louis Vuitton comme de leur prochain voyage à Saint Barth où la douceur des vagues ne fait que bercer l’illusion d’un monde meilleurs. L’inauguration de l’exposition au Grand Palais n’attire qu’une faune de privilégiés simplement heureux de se retrouver dans un faste qui ne fait plus leur quotidien depuis longtemps.

J’essuie de mon indifférence les visages figés par le botox et par la surprise des mères de famille qui se tournent vers moi, m’adressant leur regards de convoitises. A 26 ans je ne suis toujours pas marié, ni fiancé. Cela ne veut pas dire pour autant que je suis libre comme l’air. Je me sens cloué, ou enchainé selon l’humeur, à ce sol que je foule seul parce-qu’il n’y a que Dieu qui veuille bien m’accorder son pardon contrairement à mes exs trop occupées à panser des blessures infligées par un coup de rein dénué de perspective d'engagement ou par l’abus de trop. Je suis célibataire, mais ce n’est pas les dots qui manquent. Dans un milieu ou les mariages arrangés sont encore d’actualité certains me supplieraient de prendre leur argent du moment que je prend leur filles. Ce que j’ai fait parfois, salement dans le coin d’un club aussi sombre que moi, abruti par de la musique de merde que seul des doses d’alcool de forcené parviennaient à me faire supporter. A en juger par la pâleur du visage de certaines me croisant ici, ce souvenir leur revient des tréfonds de leur mémoire où elle ont essayé d’oublier avoir un jour fait ma rencontre, comme si elles avaient vu un fantôme.

Oui, Je suis ici. Je n’ai rien d’autre à faire, étant arrivé à Paris quelques heures plus tôt de la campagne ou je m’affaire toute la semaine, l’organisation de l’exposition étant entre les mains d’amis proches de mes parents n’ayant pas fait le déplacement. Ici ou ailleurs…j’ai accepté sans trop de mal d’honorer les lieux de ma présence pour consolider le prestige de l’évênement et de sa liste d’invités de marque.


Et quel "prestige". Adossé contre un mur bras croisés, j’observe le manège que je connais par coeur et que je quiterais sans aucun regrets lundi matin. Toujours les mêmes fils de, arrivés devant le grand palais dans leur bagnole de luxe rutilantes, accompagnées de leurs poupées décharnées - toujours les mêmes filles de - qui se sont affamées pendant des jours pour se saper dans les pieces des derniers défilés. Ce n'est pas le bonheur mais la faim qui leur font tourner la tête, à se demander comment elles arrivent à porter à bout de bras le nombre de carat qu’elles ont à la main ou le cumul de bracelet Cartier qu’elles ont au poignet. Toujours les mêmes connards en somme. Et je pourrais être un connard parmis tant d’autres, mais il n’y a qu’une seule couronne, et elle est sur ma tête. Et chaque mouvement en enfonce les épines acérées à en faire saigner mon âme, telle est la raison derrière ma posture rigide.

Mais je ne reste pas figé bien longtemps. Mon coeur vient de faire un bond dans ma poitrine, propulsant à travers le corps une dose suffisante d’adrénaline pour me faire décroiser les bras, mais pas suffisante pour que je fasse le pas en arrière qui “accueille” généralement toute personne qui s’apprête à me toucher. Marie-Charlotte de Rohan vient de fendre la foule en ligne droite pour me rejoindre et se perche sur la pointe de ses Louboutins pour me saluer d’un baisé sur le visage, provoquant chez moi un sentiment mitigé face à l’audace dont elle fait preuve. Putain, quelle audace...et quel regard.

Je la salue en retour d’une révérence de la tête mais je ne répond pas à sa question. Il y a deux sortes de “Comment vas-tu?”. Le comment vas-tu de politesse auquel je ne répond jamais par soucis de ne pas perdre mon temps, et le comment vas-tu qui invite sincèrement à m’ouvrir et à parler de moi, auquel je ne répond jamais par soucis de retranscrire de manière fidèle ce que je ressent à tout instant: rien.

Je bouge le bras sur lequel elle s’est posée pour lui prendre la main. Ses doigts qui glissent sur ma peau me donnent la chair de poule et c’est un début de frisson qui s’échappe de mes lèvres quand mon regard plonge sur la météorite qu’elle porte à l’annulaire.

“Mouai…”

Je pèse toujours mes compliments. En toute honnêteté je n’aurais sans doute pas fait mieux, mais j’ai autre chose à lui dire. Mon regard balaye le peuple derrière elle à la recherche de son propriétaire: D’anglemont de Tassigny. La nouvelle de leur fiancailles m’était parvenue il y a quelques temps et m’avait laissé de marbre. L’invitation à leur mariage par contre, ne s’était toujours pas frayée de chemin jusqu’à ma résidence principale. Fort peu problable que je ne fasse pas partie des invités. Et j’irais en grande pompe, battant le parvis de l’Eglise du talon de mes bottes de cavalerie, chaque pas accompagné du tintement des décorations seyant à mon rang épinglées à mon uniforme. Le fiancé est introuvable, ce qui est une grave erreur de sa part, je laisse mon attention se reporter vers le roc de fiançailles.

“J’ai bien meilleurs goût”

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Sujet: Re: Volez, Voguez, Voyagez   Ven 4 Déc - 20:26

"C'est très certainement pour cela que c'est son goût à lui que nous contemplons maintenant." Et alors que les mots glissent de ma bouche aussi doucement que sa main tient la mienne, je rétablis entre nous le contact visuel, arrachant ma marque d'appartenance de sa vue, glissant l'objet de son attention derrière ma minaudière.. Et comme si son regard me brûle encore plus fort que la marque au fer rouge qui fait de moi l'esclave d'un autre, je préfère  me tourner légèrement pour faire face à la foule. Ce n'est pas que j'apprécie particulièrement la foule, non, c'est plutôt que l'ignorance générale est plus aisée que ce qui se passe dans les yeux de l'héritier. Qu'importe ce que c'est, je sais que mes mots auront dans ses oreilles un sens tout particulier, pas forcément celui que je leur donnerai, celui que j'aurai voulu leur donner. Et puis, certainement, il y aurait plus encore: une foulée de sentiments. Pas forcément les plus purs ou les plus vrais. Il y a toujours dans ce que nous disons, cette multitude de sens à laquelle nous ne pensons pas sur le moment, qui nous trahissent ou qui révèlent un sentiment profond, trop profond pour être vu en pleine lumière. Il y a aussi cette confusion générale liée à la multiplicité des émotions. Et si j'avais approché assez près pour le laisser illuminer le diamant et faire transparaître les couleurs de mon âme, je l'en  avais aussitôt éloigné après avoir pris conscience de l'impact de la vérité que je venais d'énoncer. Devant lui, proche mais pourtant éloignée, je suis planquée derrière cette putain de minaudière. C'est plutôt grotesque, surtout quand on entend les rires autour; et plus encore quand on se souvient de ma familiarité à son égard il y a encore une minute à peine. Il suffit de ça... Rien que ça; pour que je me souvienne de sa personnalité si singulière, terriblement atypique, de cette instabilité qui le caractérise; même les effluves de son parfum n'ont rien d'ordinaire.
 
Aussi loin que je sois capable de me souvenir, les rencontres avec Julien ont toujours eu ce goût étrange, depuis la toute première fois. Le chaud, puis le froid. La lumière, puis l'ombre. Mon incapacité à comprendre et contrôler ce qui se passe en sa présence n'a comme limites que les réponses qu'il me donne. C'est comme être spectatrice et pourtant, avoir le pouvoir de changer les choses; n'être qu'un pion sur l'échiquier et pourtant avoir le pouvoir d'une reine. Il n'y a aucune explication. Et très certainement que Dieu lui-même n'en a pas, car il continue à nous mettre sur le même chemin, sans que pour autant, il y ai une raison, ou une explication. Comme deux droites parallèles qui s'entrecoupent ponctuellement, et puis reprennent distinctement leur route, jusqu'à la prochaine fois, la prochaine rencontre.  

Je ne garde de ma dernière rencontre avec Julien aucun souvenir, si ce n'est celui de cette sensation amer, ce pincement dans le cœur inexplicable. Je ne me souviens pas du lieu, encore moins de l'occasion, ni de ce que nous avons échangé. Je me souviens juste des émotions, des sensations. La description que j'en ferrais serait celle d'une bulle, la pureté et la transparence qui s'en dégage, la délicatesse aussi; et surtout sa terrible fragilité. Et c'est pas seulement le monde autour qui la rend fragile, c'est aussi, et surtout, les éléments qu'elle contient. Et tant que faire se peut, il faut la préserver; c'est comme ça, depuis qu'on est mômes: on veut garder le plus longtemps possible les choses qui sont le plus souvent éphémères; même si on sait que c'est impossible. Oui, mais impossible n'est pas Julien. Et je me doute, que gosse, Sa Majesté refusait que ses bulles éclatent, quitte à courir après, et s'éclater la gueule en trébuchant; quitte à avoir l'air con à courir après quelque chose d'aussi insignifiant. Mais l'important, ce n'était pas que ce ne soit pas signifiant aux yeux des autres - mais que lui, il lui accorde assez d'importance pour la protéger vaille que vaille, coûte que coûte. Le tout était de savoir, si la bulle que nous partagions était signifiante, ou non. Et la réponse - quelle qu'elle soit - était bien trop effrayante et risquée pour que la question ne se pose.

C'est une nouvelle bouffée de son parfum qui vient me sortir de ma rêverie, sans que je ne sache si le temps s'est écoulé aussi rapidement que ce que mon esprit a vagabondé. A voir la tête de Julien, peut-être; peut-être pas. Il est tellement difficile de trouver un geste, une trace. Ma seule indication est sonore, alors que résonne le doux tintement de la pluie sur les vitres du dôme du Grand Palais, couvrant le brouhaha sourd et vide de sens de ce monde autour qui se parle mais ne s'écoute pas. Je ferme les yeux, avant de les rouvrir sur Julien, un sourire a peine dessiné sur cette lèvre inférieure coincée entre mes dents, le frisson de l'excitation remontant chaque veine de mon corps avec une excitation soudaine.  
"On sort?"

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